Tableau de bord des mobilités durables
Nouveaux indicateurs 2 nouveaux indicateurs sont mis à disposition : Nombre moyen de stationnements vélo sécurisés par gare, et la fréquentation annuelle moyenne par gare. voir le journal
Thématique : Transports collectifs
L’indicateur représente le nombre moyen de voyageurs transitant dans les gares d’un territoire.
Unité : voyageurs/gare (ou nombre de voyageurs)
En 2024, les gares de France métropolitaine accueillaient en moyenne 1 115 318 voyageurs.
SNCF Gares & Connexions - Fréquentation en gares (2024)
RATP - Trafic annuel entrant par station du réseau ferré (2021)
Les fréquentations des gares SNCF et RATP sont concaténées ensemble.
On rapporte le nombre de voyageurs total au nombre de gares fréquentées par au moins un voyageur.
Si la fréquentation d’une gare est nulle pour une année donnée, celle-ci n’est pas comptée dans le nombre de gare. Elle apparaît tout de même dans la carte des graphiques avancés.
Si une gare est exploitée à la fois par la SNCF et la RATP, celle-ci est comptée deux fois, avec les fréquentations communiquées par chaque exploitant. Par exemple, la gare de Paris Gare de Lyon est exploitée par la SNCF (lignes nationales, TER, Transilien, RER D) et par la RATP (RER A) : elle est donc doublée.
Fréquentation SNCF
La fréquentation SNCF comprend la fréquentation des lignes ferrées régionales, nationales et internationales. En ce qui concerne le trafic francilien, seuls les flux des lignes exploitées par la SNCF sont prises en compte (RER A sur la branche Ouest à partir de Houilles-Carrières-sur-Seine, RER B sur la branche Nord à partir de La Plaine-Stade de France, RER C, RER D, RER E, toutes les lignes Transilien).
Ces informations sont issues d’une part, des données de billetterie pour le trafic national et régional hors Ile-de-France et d’autre part, d’une extrapolation pour le trafic régional Ile-de-France à partir des comptages effectués tous les 3 à 4 ans et publiés par ailleurs en Open Data.
Fréquentation RATP
Le trafic des entrants directs RATP du réseau RER complète le trafic SNCF (la fréquentation métro est exclue). Les « entrants directs » sont exclusivement les voyageurs provenant de la voie publique ou du réseau SNCF entrant sur le réseau de transport RATP en validant un titre de transport valide. Les voyageurs en correspondance (y compris correspondances métro/RER) sur le réseau RATP ne sont pas comptabilisés.
Classification de la gare
Les gares sont réparties entre trois catégories, selon le Document de Référence des Gares de voyageurs de SNCF Gares & Connexions :
Les gares de voyageurs d’intérêt national, dites de catégorie A. Il s’agit des gares dont la fréquentation par les voyageurs des services nationaux et internationaux est au moins égale à 250 000 voyageurs par an.
Les gares de voyageurs d’intérêt régional, dites de catégorie B. Il s’agit des gares dont la fréquentation totale est supérieure ou égale à 100 000 voyageurs par an.
Les gares de voyageurs d’intérêt local, dites de catégorie C. Ce sont toutes les autres gares de voyageurs.
La classification des gares SNCF est celle en vigueur à l’année de l’indicateur, tandis que les celle des gares RATP est calculée de la manière suivante :
Les gares dont la fréquentation totale est supérieure ou égale à 100 000 voyageurs par an sont définies comme gares d’intérêt régional.
Les gares restantes sont définies comme gares d’intérêt local.
Les gares de Paris Gare de Lyon et de Paris Gare du Nord, étant exploitées à la fois par la SNCF et la RATP, ont donc plusieurs classifications.
Les deux sources présentent une fréquentation sur deux années différentes, 2024 pour la SNCF et 2021 pour la RATP.
Encourager le report modal - Favoriser l’usage des transports collectifs
La fréquentation ferroviaire en France connaît une croissance soutenue depuis la sortie de la crise sanitaire. En 2024, le transport ferroviaire a atteint un nouveau record avec 114 milliards de passagers.km transportés, soit une augmentation de 6 % de passagers par rapport à 2023, confirmant une dynamique positive pour la troisième année consécutive. Cette tendance reflète une mutation profonde des comportements de mobilité, notamment portée par les trains régionaux et les TER du quotidien, dont la fréquentation a augmenté de façon significative, ainsi que par les Intercités (+11 %) [source : ART, 2024].
Cette croissance s’accompagne d’une hausse du taux d’occupation moyen des trains, atteignant 51 % en moyenne nationale et dépassant 75 % sur les trains à grande vitesse. Parallèlement, les politiques de mobilité durable et d’intermodalité, ainsi que les initiatives tarifaires favorables (ex : Pass Rail destiné aux jeunes à l’été 2024, prix compétitifs), contribuent à renforcer l’attractivité du mode ferroviaire comme alternative à la voiture individuelle pour les trajets de proximité et de moyenne distance [source : ART, 2024].
L’augmentation de la fréquentation répond aux objectifs nationaux de report modal, de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de développement des mobilités durables, inscrits dans les politiques de transition écologique et de planification des territoires.
Pour encourager le report modal vers les transports collectifs, le Gouvernement prévoit :
d’investir avec les collectivités locales dans les infrastructures, dont celles qui améliorent l’intermodalité, avec notamment un plan de 100 milliards d’euros d’ici 2040 pour le ferroviaire (dont le projet de services express régionaux métropolitains - SERM, dit aussi « RER métropolitain ») ;
d’accompagner les collectivités en charge de l’organisation de la mobilité dans les zones les moins denses (fonds de soutien de 90 millions d’euros sur 3 ans pour la mobilité rurale) ;
de généraliser les meilleurs pratiques (cars express, voies réservées, densification, partage de la voirie, intermodalité, parkings relais et stationnement…).
Version au 06 mai 2026